Street Fighter 3.3

Street Fighter III Third Strike, ou 3.3 pour la troisième version du troisième épisode de la série (hors zéro et Ex+alpha), est sorti en mai 1999. Dans la chronologie de l’univers Street Fighter, c’est le dernier épisode de l’histoire, d’ou son titre alternatif  : Fight for the Future.

Reprenant les principes de base de Street Fighter 2, SF 3.3 se différencie par de nombreux aspects :
– On a le choix entre trois furies (appelées ici « Super Art ») à la sélection de son personnage, chacune disposant d’une jauge spécifique en taille et en nombre de barres.
– Les coups EX, excepté pour Akuma/Gouki.
– Un « universal overhead » pour chaque personnage, d’une simple pression de MP et MK simultanément.
– Le fameux système de « parry » qui, d’une pression vers l’avant au bon moment, pourra parer n’importer quel coup, vous donnant l’avantage. La manipulation est réalisable vers le sol en appuyant sur bas ou avant au bon moment. Plus technique, le « Red parry » s’effectue de la même manière qu’un « parry », mais juste après un blocage classique, et donne un avantage encore plus conséquent.
– Les « dashs », déplacements rapides sous forme de petits sauts vers l’avant ou l’arrière, sont aussi de la partie.
– Chaque personnage peut effectuer un « high-jump » en appuyant successivement et rapidement sur bas puis haut (accompagné ou non de l’avant ou de l’arrière).
– Le « partition charge » ou « buffering » est aussi présent, permettant de relâcher pendant une fraction de seconde la direction que l’on charge (pour les personnages comme Rémy et Urien).

Du côté du cast de Third strike, particularité souvent décriée, il est bon de rappeler que Capcom devait à la base proposer un roster (liste des personnages) complètement inédit. Ce n’est qu’après réflexion que Ryu, Ken, Chun-li et Akuma sont réintégrés. C’est ainsi 19 personnages qui sont disponibles + Gill, le boss de fin du jeu qui ne sera pas joué ici.
Parmi ces combattants, beaucoup sont réapparus dans Street Fighter 4 avec une move-list quasi-similaire : Makoto, Dudley, Ibuki, Hugo, Elena et les jumeaux Yun & Yang.
Les « nouveaux » (Urien, Remy, Oro, Q, Necro, Sean, Twelve et Alex) proposent tous un style de jeu particulier, Third Strike évitant l’écueil des personnages doublons (malgré Ryu, Ken et Akuma qui se jouent tout de même très différemment l’un de l’autre).
La tier-list du jeu, en dépit de trois « god-tier » (Chun-li, Ken et Yun), d’un perso craqué mais pas joué (Gill) et de deux « low-tier » (Twelve et Sean), est relativement équilibrée.

Le système de parry permettant de grande possibilités offensive et défensive, ajoute une nouvelle dimension aux « Okizeme ». Le jeu est donc dirigé vers l’attaque plutôt que la campe, la prise de risque plutôt que l’attente de l’erreur, le style plutôt que le résultat ! Les superbes graphismes 2D, la nervosité de l’animation et la rapidité du gameplay en font un jeu spectaculaire tant à jouer qu’à regarder. Loin d’être élitiste, le jeu demande un minimum d’investissement pour apercevoir tout son potentiel et ainsi apprécier un jeu dosé et acclamé depuis maintenant plus de 16 ans.

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